Tistou qui rit, Tistou qui pleure
Ce soir à table, j’ai été prise d’un fou rire comme ça ne m’était pas arrivé depuis longtemps. Baptiste mettait trois heures à manger et, agacée, j’ai haussé le ton pour qu’il se dépêche. Il se met aussitôt à pleurer à chaudes larmes. La rapidité de sa réaction me fait sourire. Voyant cela, il sourit également puis se met à rire, les larmes coulant toujours sur ses joues. Nous reprenons le repas, il traîne toujours autant et rebelote : je regronde, re-grosses larmes, puis re-rire qui s’est transformé en fou rire pour tout le monde ! Quel comédien ce Baptiste ! Le pire, c’est que les larmes comme le rire étaient sincères ! Tout petit déjà, il avait souvent une larme coincée sur ses grosses joues, et toujours le sourire aux lèvres…
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